Christophe André - Introduction à la psychologie positive

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Médecin psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, Christophe André s'est intéressé à la psychologie positive afin de prévenir les nombreuses rechutes de patients atteints de dépression et d'anxiétés. Mais qu'est-ce que la psychologie positive ? Loin de préconiser le fait de positiver toute expérience vécue, la psychologie positive s'intéresse avant tout à l'étude de ce qui favorise la santé et le bien-être, plutôt qu'à ce qui les entrave et s'appuie sur une réflexion scientifique. Tout au long de sa conférence, Christophe André nous emmène sur le chemin des découvertes scientifiques qui montrent et démontrent les bienfaits des émotions positives sur le fonctionnement non seulement cérébral mais aussi social et physiologique.


« Le bonheur n'est pas le but mais le moyen de la vie »

Avec ces mots, Paul Claudel résume parfaitement ce qu'est ce bonheur tant recherché. Loin d'être un état émotionnel permanent ou passager, le bonheur doit être envisagé avant tout comme un état d'esprit à cultiver afin de faire face le mieux possible à l'adversité, sans trop de fracas.
C'est pour cela qu'à la notion de bonheur, Christophe André préfère le terme de bien-être. Dépourvu de toutes connotations philosophiques et religieuses, le bien-être s'attache à une façon d'être au monde, une façon d'être dans la vie. Au contraire, le bien-être tient à notre présence dans la réalité, telle qu'elle est. De sa capacité à habiter le moment présent. Car si le bonheur a une formule magique, il se réduit à l'équation donnée par le médecin psychiatre. Bonheur = bien-être + conscience

La psychologie positive, une méthode plus qu'une approche théorique

Christophe André souligne l'importance des efforts à fournir à qui voudrait appliquer cette méthode. Car le bien-être ne relève pas d'une décision intellectuelle, mais résulte d'apprentissages et d’entraînements répétés.
Si trois facteurs interviennent dans la capacité à se sentir bien, les recherches scientifiques montrent que cette capacité à se sentir bien peut se développer, même adulte, grâce notamment à la plasticité du cerveau. S'il est clair que les prédispositions génétiques ont un rôle à jouer dans notre bien-être (50%), les activités intentionnelles, qui relèvent de ses choix propres, jouent pour 40% dans notre bien-être. Les 10 % restants sont à attribuer aux circonstances et aux événements. Nous avons donc tous accès à la possibilité de développer cet état de sérénité, malgré son patrimoine génétique et un environnement familial qui ne jouait pas pour soi.
Seul bémol, cette méthode est à utiliser seulement si l'on va bien. Des expériences précédentes ont pu montrer que lorsque des exercices de psychologie positive étaient proposés à des personnes dépressives, les résultats obtenus étaient inverses à ceux recherchés.

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