L'EMDR, la thérapie des traumatismes émotionnels

Retrouvez-nous sur

Twitter icon
Facebook icon
Google+ icon
RSS icon
Par Anne Marie
L'EMDR, la thérapie des traumatismes émotionnels - Thérapies - Etats d'esprit

Découverte par Francine Shapiro, psychologue américaine, et popularisée en France par le neuropsychiatre David Servan-Schreiber, l'EMDR est actuellement la thérapie la plus utilisée dans les états de stress post-traumatique (SPT) et dont l’efficacité a été validée par l'Organisation Mondiale de la Santé. Si cette thérapie se montre particulièrement efficace en situation de lourds traumatismes émotionnels, telles des agressions physiques et/ou sexuelles, ou encore des traumatismes survenus en situations de guerre, l'EMDR, « Eyes Movement Desensitization and Reprocessing », agit tout aussi efficacement sur l'ensemble des traumatismes émotionnels et sur les conséquences que ceux-ci ont pu occasionner.

Un retraitement de l'information

Lorsqu'un traumatisme survient, quel qu'il soit, le cerveau se trouve dans l'incapacité de traiter naturellement l'information. Ne parvenant pas à donner du sens à l'événement, le traumatisme ne peut devenir souvenir et, tel un disque rayé, les informations relatives au traumatisme ne cessent de se rejouer dans le psychisme (odeurs, bruits, paroles, actes, émotions, sentiments, etc.), teintant le quotidien et la perception que l'on a de soi, de la vie et des autres.
La thérapie EMDR consiste, grâce à des mouvements oculaires, à relancer le « traitement adaptatif naturel d'informations douloureuses » par le cerveau afin que celles-ci soient « digérées ». Ce faisant, les émotions négatives s'estompent. Le souvenir traumatique, débarrassé de la souffrance psychique qu'il occasionnait, peut enfin prendre sa place dans le panthéon de nos mémoires tranquilles. En d'autres mots, telle une machine à laver, la thérapie EMDR va permettre de laver son linge, que le patient va pouvoir ensuite ranger dans les placards de sa mémoire, sans que ceux-ci demeurent actifs dans le quotidien.
L'EMDR va permettre à l'individu non seulement de se libérer des émotions douloureuses liées à un événement traumatique mais aussi de reprogrammer un nouveau scénario de vie, débarrasser des blocages psychiques.
La thérapie EMDR entre dans la catégorie des thérapies brèves. Seules quelques séances peuvent suffire pour traiter un traumatisme isolé (agression), estiment les experts. Cependant, pour des traumatismes plus complexes ou dans des situations de traumatismes répétés, tels les abus vécus dans l'environnement familial, le nombre de séances peut augmenter de façon significative et est à mettre en relation avec la capacité du patient à « s'auto-apaiser ».

Une thérapie réservée au traumatisme ?

Si les résultats de l'EMDR sont particulièrement positifs dans les cas de stress post-traumatique, la thérapie par l'EMDR peut s'avérer très efficace pour traiter les cas d'anxiété, de panique, de dépression, de mauvaise estime de soi et des troubles phobiques, tout simplement car, ces manifestations négatives se sont généralement construites à la suite de situations émotionnelles traumatisantes et représentent, soit des mécanismes de défense du psychisme pour éviter à la personne de revivre des émotions négatives (phobie, anxiété), soit la conséquence d'un traumatisme originel (mauvaise estime de soi, dépression). L'EMDR s'adresse donc à toute personne vivant dans l'ombre d'émotions pénibles, sans que soit identifié pour autant un traumatisme originel.
Comment se déroule une séance-type ? « Au début d’une séance ordinaire de thérapie EMDR, le praticien aide le patient à repérer exactement le problème ou l’événement qui sera la cible du traitement. Pendant que les pensées et les sentiments remontent à la surface, le praticien et le patient travaillent ensemble pour stimuler les mouvements des yeux qui accompagnent l’expérience brièvement rappelée. Pendant que les mouvements des yeux sont stimulés, les émotions sont libérées. Les séries successives et assez brèves de mouvements des yeux (30 secondes à quelques minutes) continuent jusqu’à ce que les émotions soient neutralisées et que l’événement passé devienne associé par le patient à des pensées et des sentiments positifs sur lui-même, comme « Je réalise maintenant que ce n’était pas ma faute ». »

Pour en savoir plus :
site de l'association EMDR France
site de l'association EMDR Suisse
site de l'association EMDR Belgique
site de l'association EMDR Canada

Vous aimez cet article ? Dites-le à vos amies

Ajouter un commentaire