Comment choisir son thérapeute ?

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Par Anne Marie
Comment choisir son thérapeute ? - Thérapies - états d'esprit

Si la décision d'aller consulter un thérapeute est le premier grand pas vers un mieux-être, il reste encore à trouver le bon thérapeute. Cependant, il peut s'avérer difficile de faire son choix parmi la multitude de « psys » en tous genres qui inondent le marché florissant du bien-être. Alors, comment choisir son thérapeute ? Quelles sont les informations à connaître ? Quelles sont les bonnes questions à se poser et à lui poser ?
S'il peut être utile de distinguer ce qui se cache derrière les différents titres de psy, il faut garder à l'esprit, non seulement, que le choix d'un thérapeute est un choix personnel, mais surtout qu'un bon thérapeute pour l'un ne l'est pas nécessairement pour l'autre !

Une myriade d'approche pour une multitude de problèmes

Répertoriés par école mais aussi par titre, les métiers de la santé mentale se sont diversifiés au fil des années, au point d'en faire perdre parfois son latin au novice qui déciderait de s'y frotter. Voici un petit tour d'horizon pour savoir qui fait quoi.
Le psychiatre. Il est diplômé de l’École de médecine et a fait de la santé mentale sa spécialité. C'est le seul « psy » autorisé à prescrire un traitement médicamenteux et à être remboursé par l'assurance-maladie. Il est le plus souvent consulté pour poser un diagnostic en cas de pathologie mentale lourde.
Le psychologue. Pour se proclamer détenteur de ce titre protégé, il faut avoir obtenu le diplôme d’État, dispensé après cinq années d'études universitaires.
Le psychothérapeute. Devant le recours souvent abusif à cette appellation, qui avait fini par renfermer tout et, malheureusement, n'importe quoi, ce titre finit par tomber peu à peu en désuétude. On lui préfère aujourd'hui le terme de psycho praticien. Ce titre est décerné aux personnes ayant suivi la formation d'une méthode précise de psychothérapie ( EMDR, PNL, Gestalt,etc.), et est accrédité par une commission professionnelle.
Le psychanalyste. Malgré sa renommée, le psychanalyste n'est détenteur d'aucun diplôme d’État. Le titre est cependant réservé aux personnes, ayant elles-mêmes suivi une analyse, puis formées à la pratique et supervisées ( eh oui, le psychanalyste est toujours lui-même suivi par un psychanalyste). Si certaines thérapies se font en face à face et dans un échange avec le thérapeute, la psychanalyse consiste surtout en un travail d'introspection, où les échanges sont réduits à leur minimum. (le fameux divan freudien)

Il peut être important de préciser la différence entre un coach et un « psy ». Si le coach privilégie les conseils de vie, créant ainsi une relation d'interdépendance, un psychothérapeute préférera valoriser une relation d'autonomie et le respect des choix de chacun. Le but d'une thérapie étant de devenir un individu confiant et autonome, autant dans sa vie que dans ses choix.

Si les connaissances académiques peuvent s'avérer importantes pour savoir discerner un problème physiologique sous-jacent, le premier outil de travail de tout « psy » demeure son propre appareil psychique. (Comme il l'est, d'ailleurs, précisé à tout étudiant universitaire de première année en santé mentale). En d'autres mots, c'est surtout la qualité de la psychothérapie qu'aura effectuée le thérapeute lui-même qui déterminera sa capacité à aider le patient. Car si le patient expérimente toujours un transfert des modèles parentaux sur son thérapeute, le thérapeute, quant à lui, doit faire face à ses contre-transferts. Il faut que celui-ci sache gérer autant ses attirances que ses rejets sans perdre de vue la neutralité bienveillante que réclame son travail de thérapeute. C'est pourquoi beaucoup de psychiatres ou psychologues bénéficient d'une double appellation, psychiatre et psychothérapeute par exemple. Ce qui signifie que, non seulement, ce dernier détient un diplôme d’État, mais qu'il est aussi normalement formé à la psychothérapie.

Si les approches analytiques sont destinées à comprendre le sens de ses symptômes et de son mal-être, les approches comportementalistes sont surtout préconisées dans les cas de phobies, de TOC (trouble obsessionnel compulsif) et autres troubles de l'anxiété. La plupart du temps, les approches comportementales sont complétées toutefois par une analyse afin que le patient comprenne le sens et la fonction de ses troubles dans son quotidien.

Un premier rendez-vous déterminant

Si les approches sont multiples, il n'en existe pas, pour autant, une bonne ou supérieure à une autre. La qualité du travail reposera surtout sur la qualité de la relation entre le professionnel et le patient ainsi que l'engagement du patient dans sa thérapie. Et c'est pourquoi le premier rendez-vous sera déterminant. Il est important de choisir un thérapeute en qui l'on peut avoir confiance, avec qui nous pourrons aborder toute problématique intime sans gêne ou honte. Pour cela, rien n'est plus efficace que son instinct. Comment nous sentons-nous en sa présence ?
Beaucoup se demandent s'il faut consulter un homme ou une femme et si la question mérite de se poser, la réponse se résume surtout à savoir avec quel sexe nous nous sentons le plus en confiance pour aborder nos problèmes que nous pensons les plus inavouables.
Comment trouver le psy qui nous convient ? Si la facilité et l'instinct de protection nous pousseraient à choisir un psy qui nous est recommandé, les professionnels s'entendent sur le fait que choisir le même psy qu'un proche peut s'avérer délicat et soulèverait des problèmes d'éthique. Il serait, selon eux, difficile, voire impossible, pour le professionnel (car humain avant tout) de conserver une objectivité et une neutralité bienveillante face d'une même situation où plusieurs de ses patients sont concernés. La plupart des professionnels de la santé mentale conseillent d'avoir recours au bouche-à-oreille (en gardant à l'esprit qu'un bon thérapeute pour l'un ne l'est pas nécessairement pour l'autre), au conseil de son médecin traitant ou bien encore aux annuaires spécialisés.
Si le premier rendez-vous est une évaluation de sa problématique psychologique, il est aussi le moment, pour le futur patient, d'évaluer le thérapeute. Pour cela, il ne faut pas hésiter à poser des questions. Quel est le prix des séances ? À quel rythme vont-elles avoir lieu ? De quelle durée sont-elles ? Combien de temps dure une thérapie ? Quelle(s) formation(s) a suivie le « psy » ? De quel outil thérapeutique dispose-t-il ? Combien de temps a-t-il passé lui-même en thérapie ? Le thérapeute respecte-t-il les horaires fixés ? (s'il est d'usage de faire attendre ses patients plusieurs heures pour un médecin, un thérapeute compétent aura compris l'importance d'accorder le respect que la plupart des gens n'ont pas eux-mêmes reçu étant enfant! Le respect de soi étant le principal but d'une psychothérapie !) Si ces questions peuvent paraître audacieuses, il n'en est rien. Elles sont les questions le plus souvent posées et le plus souvent attendues par le thérapeute. Alors n'hésitez pas ! Plusieurs premiers rendez-vous peuvent être nécessaires pour trouver le thérapeute qui vous convient. Si malgré cela, votre recherche n'aboutit pas, il sera utile de se demander quels sont les blocages qui vous conduisent à ces rendez-vous manqués, car, qu'on le veuille ou non, aucune rencontre n'est le fruit du hasard !
Pour vous aider dans votre recherche, voici un annuaire spécialisé pour l'ensemble des pays francophones.

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