Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même

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Par Anne Marie

Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même - Soi - La femme et l'amour

Auteure de livres à succès, la conférencière et thérapeute Lise Bourbeau déclare que tout problème physique, émotionnel et mental proviendrait de cinq blessures principales : la trahison, le rejet, l'abandon, l'humiliation et l'injustice.
Afin d'éviter la souffrance attachée à ces blessures originelles, nous nous créerions des masques qui nous permettraient de prétendre que nous ne sommes pas blessés par ces dites blessures. Lise Bourbeau a ainsi dressé un portrait de ces masques, chacun correspondant à une blessure spécifique.
Cependant, si ces masques nous ont permis de survivre et de nous adapter, enfant, à notre environnement, ces masques seraient aussi des obstacles à notre épanouissement personnel. « Lorsque nous portons ces masques, nous ne sommes plus nous-mêmes », nous dit Lise Bourbeau. Nous finissons souvent par croire que ces masques empruntés sont partie intégrante de notre personnalité alors qu'ils ne sont, en fait, que des moyens mis en place pour nous protéger d'une souffrance que nous pensons, à tort, ne pas pouvoir supporter. S'ils sont une protection, pourquoi les abandonner ? Car, en plus d'empêcher d'être soi-même, ces masques seraient également le moyen le plus sûr d'entretenir nos blessures originelles.

Masque de survie ou masque de souffrance ?

Enfant, lorsque nous avons osé être nous-mêmes, agir comme bon nous semblait, nous avons vite compris que cela dérangeait le monde environnant. Nous en avons déduit qu'être soi n'était pas bien. C'est ainsi que nous nous sommes créés une nouvelle personnalité pour pouvoir, non seulement survivre, mais également être acceptés, voire aimés.
Selon l'auteure Lise Bourbeau, la mise en place d'un masque suit quatre étapes :
- La première étape est celle où nous découvrons la joie d'être soi et de pouvoir agir.
- La deuxième étape correspond à la douleur ressentie lorsque nous nous apercevons que nous n'avons pas le droit d'être nous-mêmes..
- La troisième étape est celle de la crise, de la révolte et de la colère ressentie face à notre impossibilité de nous exprimer. (certaines personnes demeurent d'ailleurs enlisées toute leur vie à la troisième étape, c'est-à-dire un état de réaction continuelle).
- La quatrième étape est celle de la résignation et surtout de l'adaptation. Afin de réduire la douleur que l'enfant ressent, il fait le choix de se résigner et devient ce que les autres veulent qu'il soit ( performant, singe savant, séducteur, bouc émissaire, dépourvu d'émotion, enfant objet, etc.) Sa nouvelle personnalité (masque) est née.

Cependant, à chaque masque correspond une trahison de soi. Car si ces masques nous aident à prétendre ne pas être affectés, la blessure originelle, quant à elle, est toujours présente, malgré notre bonne volonté à l’enfouir au plus profond de notre inconscient.

Reconnaître ses masques

Bien que notre ego fasse tout ce qu'il peut pour ne pas nous laisser voir nos plus grandes blessures, tant que la blessure n'est pas guérie, écrit Lise Bourbeau, elle se manifeste très facilement. Car si l'adulte cherche, le plus souvent, un coupable à l'origine de sa souffrance, selon Bourbeau, « ce n'est pas ce que l'on vit qui fait souffrir, mais bien la réaction à ce que l'on vit, à cause de blessures non guéries. »
En plus d'être attiré par des personnes porteuses des mêmes blessures que soi, l'importance de nos masques, son épaisseur, serait à mettre en rapport avec le degré de la souffrance ressentie. Ainsi, plus nous avons souffert d'une blessure, plus le masque serait conséquent.
D'après Bourbeau, ces masques ne seraient pas seulement d'ordre comportemental et affectif, la personne souffrant d'une blessure développerait un corps spécifique. Il serait d'ailleurs plus facile, selon l'auteure, de reconnaître la blessure grâce à l'aspect physique que par l'aspect mental et émotionnel.
Si une blessure peut être dominante chez soi, il est plus rare d'en remplir toutes les caractéristiques et il serait assez courant qu'une personne soit touchée par plusieurs blessures. Notre développement corporel correspondrait, quant à lui, à la blessure la plus importante, bien qu'il soit possible, d'après l'auteure, de développer plusieurs facettes physiques de plusieurs blessures.

Lise Bourbeau souligne l'importance de porter son attention sur son ressenti plutôt que les mots et caractéristiques pour reconnaître la blessure qui nous touche le plus. Car, comme l'écrit l'auteure, nous pouvons par exemple expérimenter une situation de rejet et la vivre comme une trahison.
Voici donc un portrait de ces cinq masques correspondant à chaque blessure :
- La Trahison
- Le Rejet
- L'Abandon
- L'Humiliation
- L'Injustice

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Commentaires

Commentaire: 
Je viens de lire votre article, je le trouve très interessant. Après avoir lu les 5 blessures, je ne me retrouve dans aucune d'elles, est-ce possible d'avoir déjà gueri d'une blessure sans s'en rendre compte ? Pourquoi je ne me retrouve dans aucune blessure ?