La blessure d'humiliation

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Par Anne Marie

La blessure d'humiliation - les 5 blessures qui empêchent d'être soi - Soi- La femme et l'amour

Humilier, c'est l'action d'abaisser l'autre. Selon Lise Bourbeau, la blessure d'humiliation se produit lorsque l'enfant sent qu'un parent a honte de lui ou a peur que celui-ci ne fasse une faute. Cette blessure peut aussi s'installer lorsque l'enfant se sent très contrôlé par le parent, qu'il sent qu'il n'a pas la liberté d'agir ou de bouger. Peu importe les circonstances, la blessure d'humiliation s'installe et à chaque nouveau coup, la blessure prend de l'ampleur.
Afin d'éviter sa blessure, l'enfant va se créer un masque, celui du MASOCHISTE. D'après l'auteure Bourbeau, la personnalité du masochiste subirait une très forte influence de la mère qui exercerait une grande emprise sur lui. Comme avec chaque blessure, le masochiste s'évertuera à revivre sa blessure en recherchant les situations de douleur et d'humiliation et ce, la plupart du temps, de façon inconsciente.

Physique du MASOCHISTE

Le masochiste développe un gros corps. « Plus c'est gros, plus la blessure est importante », écrit Lise Bourbeau. Seule sa rigidité lui permet de contrôler son poids. Des comportements extrémistes au niveau de l'alimentation ne sont pas rares chez le masochiste. Enclin à privilégier les excès, il est souvent dans le trop peu ou le gargantuesque.
En ce qui concerne sa sexualité, le masochiste connaît un épanouissement difficile, dû à la honte qu'il éprouve devant ses fantasmes et ses désirs.

Personnalité du MASOCHISTE

Le masochiste se sent malpropre, sans cœur, pensant valoir moins que les autres. Hypersensible, il se croit volontiers responsable du malheur des autres. Paradoxalement, il ne peut concevoir que les autres le considèrent comme une personne spéciale et importante. En se blâmant pour tout et tout le monde, il a le sentiment d'être bon.
Culpabilité, impuissance, le masochiste éprouve aussi un profond sentiment de dégoût de lui-même et des autres. Ce dégoût le pousse à vouloir être digne à tout prix. D'où l'importance qu'il accorde au paraître. Toute situation d'abandon ou de rejet est vécue par le masochiste comme une humiliation.
Épris de liberté, le masochiste la craint pourtant au plus au point, car la liberté est, selon lui, exempte de toute limite. Alors, pour ne pas tomber dans les excès qui lui occasionneraient un sentiment de honte, le masochiste s'arrange pour ne jamais être libre. Le masochiste cultive, à la place, obligations et contraintes.
Le masochiste éprouve beaucoup de difficultés à exprimer ses besoins et ses désirs, car ces derniers peuvent être source de honte. La honte est d'ailleurs une émotion qu'il connaît très bien.

Le mode relationnel du MASOCHISTE

La première caractéristique du masochiste dans sa vie relationnelle est sa volonté d'occuper une place importante dans la vie des autres. Il aime se sentir indispensable, car c'est sa seule façon d'éprouver un sentiment de valeur personnelle.
Le masochiste peut paraître pour les autres comme une personne très contrôlante. Contrôle de la propreté et de l'apparence de son entourage sont ses domaines de prédilection. Or, loin d'une volonté d'emprise ou de pouvoir sur l'autre, le masochiste est surtout motivé par la peur d'avoir honte de ses proches.
Le masochiste peut sembler vouloir tout faire pour les autres. Loin d'un véritable altruisme, le masochiste est surtout animé par le désir de se créer obligations et contraintes. Servir l'autre lui permet aussi de se sentir reconnu. La masochiste développe volontiers le syndrome du Sauveur, dans le but de faire sentir aux autres ô combien il leur est indispensable.

Ses peurs

Sa plus grande peur est la liberté. Le masochiste développe aussi toutes sortes de mécanismes pour ne pas être confronté à l'immense sentiment de honte et de dégoût qui l'anime.

Les obstacles à sa guérison

L'ego du masochiste lui laisse croire que tout ce qu'il accomplit pour les autres lui procure beaucoup de plaisir et qu'il est à l'écoute de ses besoins. Le masochiste cultive souvent le déni afin de pouvoir continuer à se dire que tout va bien. Tout est bon pour s'éviter sa blessure d'humiliation, y compris, trouver des excuses à ceux qui l'ont humilié.

Il alimente sa blessure à chaque fois qu'il se rabaisse, se compare aux autres, qu'il s'accuse à tort ou en prenant à son compte la responsabilité des autres.
Le masochiste évite la guérison en compensant sa blessure par le faire et l'avoir.

Derrière le masque se cache :

Une personne qui connaît ses besoins et les respecte. Une personnalité joviale, généreuse et serviable, aux talents d'organisatrice et de médiatrice. Une personne sensible aux besoins des autres, qui sait se faire plaisir et cultive la sensualité.

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Commentaires

Commentaire: 
C'est triste et irresponsable de considérer que tout est de la faute de la mère. Vous enfermez les personnes qui lisent vos observations dans un schéma unique. Une mère peut valoriser, avoir un regard de tendresse, de respect à l'égard de son enfant mais elle n'enferme pas son enfant dans sa poche, la vie et les humiliations peuvent avoir des motifs divers.

Commentaire: 
Bonjour Catia, TMerci de votre commentaire! Tout d'abord, loin de nous l'idée d'enfermer les personnes dans une pensée unique. Ces observations sont juste un résumé des descriptions que Lise Bourbeau a faite concernant les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même, cet article est donc a mettre en relation avec les autres articles concernant les autres blessures. Certes réducteur, car ils ne peuvent englober les particularités de chacun et ne peuvent représenter la complexité du développement de l'appareil psychologique d'un individu et encore moins sa vie, cependant, les livres de Bourbeau peuvent représenter une bonne entrée en matière pour amener vers un questionnement personnel. Bien sûr et heureusement que la mère peut avoir un regard aimant sur son enfant et vous avez raison, les humiliations peuvent avoir différentes origines. Mais il est tout à fait possible, et heureusement, de ne pas se reconnaître dans cette blessure d'humiliation comme décrite par Bourbeau.

Commentaire: 
Bonjour, Je découvre cet article et j'en suis bouleversée... Car c'est exactement ce que j'ai vécu et qui me cause tant de tort encore aujourd'hui à bientôt 40 ans. Pourtant, ma maman a toujours eu ce regard tendre et aimant envers moi. Mais l'un n'empêche pas l'autre ! De par son amour immense, elle a cru me (sur)protéger en me privant de toute liberté !! Je n'avais par exemple pas le droit de courir, sauter ou faire du sport parce que l'idée que je puisse me blesser l'angoissait. Je me suis toujours estimée chanceuse d'avoir reçu tout cet amour dont beaucoup d'enfants manquent cruellement, et je suis reconnaissante envers ma mère pour tout ce qu'elle m'a apporté. C'est une maman en or ! Malgré tout, la blessure est bien là, profondément ancrée en moi... Comme elle l'est dans la personnalité de ma mère qui a vécu des humiliations dans sa propre enfance... L'amour maternel n'est donc pas remis en cause dans cet article qui sonne très juste pour moi. Mais aimer - avec justesse et sans se laisser dominer par ses peurs irrationnelles dûs à ses propres traumatismes - c'est souvent difficile, surtout pour une maman.

Commentaire: 
Comment fait-on pour palier à cette problématique? Quels sont les moyens de s'en sortir?