Guérir ses blessures

Retrouvez-nous sur

Twitter icon
Facebook icon
Google+ icon
RSS icon

Par Anne Marie

Guérir les blessures qui empêchent d'être soi - Soi - La femme et l'amour

« Tant qu'une expérience est vécue dans la non-acceptation, c'est-à-dire dans le jugement, la culpabilité, la peur, le regret ou toute autre forme de non-acceptation, l'humain s'attire sans cesse les circonstances et les personnes qui lui font revivre cette expérience. »
Si le premier pas vers la guérison se fait grâce à la décision de vouloir guérir ses blessures, le chemin à emprunter ensuite sera celui de l'acceptation de nos blessures. Car si nous cultivons aisément la croyance de vouloir changer certains côtés de notre personnalité, la réalité correspondrait surtout à souhaiter guérir nos blessures qui se cachent derrière ces masques empruntés.
D'accepter d'aller derrière ces masques et de regarder ce qui nous a tant fait souffrir. Car si nous avons survécu, dans un premier temps, à ces blessures, il est certain que nous survivrons de nouveau en réempruntant ce chemin. Mais cette fois-ci en s'accordant une vraie chance de s'en guérir.

Accepter ses souffrances

Pour accepter une blessure, il faut dans un premier temps apprendre à reconnaître le masque que nous empruntons pour ne pas souffrir, prendre le temps de le regarder se mettre en place dans notre quotidien, de regarder son fonctionnement, mais aussi, tout simplement, le regarder vivre. En l'acceptant et en le comprenant, une certaine distance s'installe, et avec elle, la possibilité de faire autrement. L'accepter, nous dit Lise Bourbeau, c'est aussi accepter qu'avoir des choses à régler fait partie de l'expérience humaine.
Lise Bourbeau écrit «  Lorsqu'un humain se rend compte qu'une expérience provoque des conséquences nuisibles, au lieu de se reprocher quelque chose ou d'en vouloir à quelqu'un d'autre, il doit tout simplement apprendre à accepter de l'avoir choisie ( même inconsciemment) pour réaliser qu'elle n'était pas intelligente pour lui. C'est ainsi que l'on vit une expérience dans l'acceptation. »
Ainsi, il s'agit non seulement d'accepter l'expérience, mais aussi soi dans cette expérience, sans jugement, avec compréhension et compassion.

Les obstacles à la guérison

Le premier obstacle est de taille, car il s'agit de notre ego. En effet, celui-ci fait tout pour nous éviter d'être à nouveau en contact avec notre blessure. C'est d'ailleurs pourquoi les masques ont été créés dans un premier temps : pour se protéger d'une souffrance que nous percevons comme trop cuisante.
Il peut s'avérer difficile d'aller regarder dans la honte ressentie, dans la culpabilité éprouvée. Cependant, en acceptant de regarder enfin au bon endroit, c'est se donner une chance de guérir véritablement, comme l'écrit Bourbeau.
Un autre obstacle de taille est la difficulté à pardonner, non seulement à soi mais aussi au parent qui nous a tant fait souffrir. Comme l'écrit Lise Bourbeau, « Plus la blessure fait mal, plus il est normal d'en vouloir au parent jugé responsable. » Beaucoup pensent que le pardon signifie accepter que la personne nous ait fait mal. Or le pardon n'est pas l'acceptation de ces actes, car cela reviendrait à cultiver un profond désamour de soi.

Le respect et l'amour de soi nous ordonnent d'ailleurs de prendre les dispositions nécessaires pour ne plus vivre ces situations difficiles. Pardonner c'est accepter que la personne fasse ce qu'elle fait, car elle n'a pas, selon elle, d'autres choix que d'agir comme elle agit. Le plus souvent, le parent que nous pensons responsable de notre blessure a été lui-même, enfant, victime de cette même blessure.
C'est d'ailleurs pourquoi il est si difficile d'accepter nos propres blessures, car, le plus souvent, ces blessures, nous les infligeons nous-mêmes aux autres ! Et il est toujours plus facile de se regarder comme victime que d'accepter que nous pouvons être le bourreau des autres !

Pour en savoir plus sur les ateliers de guérison de Lise Bourbeau

Vous aimez cet article ? Dites-le à vos amies

Ajouter un commentaire