Apprendre à se connaître

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Par Anne Marie

apprendre à se connaître - estime de soi - la femme et l'amour

L'estime de soi est certainement la plus importance des nourritures à cultiver vis-à-vis de soi. Base d'un bien-être personnel, l'estime de soi est le secret des gens heureux. Mais l'estime de soi n'est pas innée. Elle ne peut émerger que d'une bonne connaissance de soi, d'un regard bienveillant sur soi-même. Ensuite, cette qualité, loin d'être acquise une fois pour toutes, n'est jamais stable ou à l'épreuve des difficultés de la vie. Comme une musculature, l'estime de soi nécessite un entretien permanent.

On ne peut estimer que ce qu'on connaît

Certainement le socle d'une bonne estime de soi. En effet le terme estime a pour signification le fait de déterminer la valeur d'une chose. Comment serait-il possible de déterminer la valeur de quelque chose sans la connaître réellement ? Une connaissance approximative de soi ne peut aboutir qu'à une estime de soi floue, instable.
Se connaître véritablement signifie essayer de se voir avec justesse. Alors, il devient plus facile de s'estimer correctement. Malheureusement, se voir avec justesse est souvent difficile pour les gens à basse estime de soi. Il est en effet fréquent que les individus à basse estime se voient sous un œil extrêmement sévère. Ajouté à cela les sentiments de gène provoqués par la présence de certains travers, d'imperfections, et la personne se voit happer par le cercle vicieux de la honte.
La honte a pour caractéristique de passer sous silence ce qui dérange, silence qui peut conduire la personne jusqu'à l'isolement. Coincée dans cette spirale, la personne se voit unie à sa basse estime, sans aucune chance de s'en sortir.
Pourquoi ? Car le sentiment de honte est générateur non seulement d'isolement mais aussi d'anxiété. La personne est intimement persuadée qu'elle n'a d'autres choix que de la cacher car sa mise à jour provoquerait un rejet, un désamour selon elle. En acceptant de dire à haute voix sa gêne, on découvre que ce sentiment de honte est le plus souvent infondé, que le travers n'est pas si monstrueux que cela, que tout le monde, sans exception, est affublé d'imperfections. Comme l'écrit Sylvie Tenenbaum, « on se débarrasse de la honte de ne pas être parfait, de n'être que ce que l'on est. » On peut dès lors commencer à être dans l'acceptation de soi.
Alors le premier pas à faire est certainement d'accepter cette honte, de la voir, de la ressentir. Car encore une fois, l'estime de soi ne peut éclore que dans la justesse. D'abord, car le fait de l'accepter la fera moins douloureuse. Puis, lorsqu'elle est acceptée, reconnue, en parler entraîne le plus souvent sa disparition.
Dans son livre « l'estime de soi », Christophe André nous explique le fonctionnement des personnes à haute estime de soi. On y découvre que ces bienheureux ont tendance à minimiser leurs défauts et à profiter de leurs qualités, de leurs richesses intérieures. La vision de soi, un des trois piliers de l'estime de soi, n'est donc qu'une histoire de perspective ! Il est donc essentiel que les personnes à basse estime apprennent à changer la perspective sur elles-mêmes, qu'elles apprennent à focaliser sur leurs richesses intérieures, donnant du répit à leurs défauts. Pour que, peu à peu, puisse émerger un regard positif et bienveillant sur elles-mêmes.

Accepter et respecter son intériorité

La reconnaissance de son intériorité est primordiale pour accéder à une véritable connaissance de soi. Il est ainsi essentiel de connaître ou reconnaître ses désirs, ses besoins, ses idéaux. D'être capable de se définir, de vivre en cohérence avec soi-même, de se demeurer fidèle.
Il en va de même avec ses émotions. Beaucoup de personnes à basse estime sont dans le déni de leur monde émotionnel. Personnalités souffrant le plus souvent d'une peur de s'affirmer, ces individus ont appris à se taire, à taire leurs émotions. Soit en les déniant totalement, c'est-à-dire à nier jusqu'à leurs existences, soit en les banalisants. En se disant que ces émotions n'ont rien de terrible, donc il n'est même pas nécessaire de leur laisser une place. Malheureusement, ces émotions tues finiront par s'exprimer, d'une façon ou d'une autre. Et la dépression en est une.
La connaissance de soi stipule aussi de prendre en compte la présence d'un faux self (le faux soi), c'est-à-dire le soi que l'on a mis en place pour pouvoir s'adapter à son environnement alors que nous étions enfant. Se connaître veut dire avoir osé partir à la découverte de son vrai soi, de son identité profonde, de lui donner enfin sa place dans notre vie. Car être soi est certainement le meilleur antidote au désamour.

Pour cela il est nécessaire de connaître ses idéaux, ses désirs (à ne pas confondre avec ses besoins), d'arrêter de se mentir que ce soit sur la valeur de son ego (grandiose ou estropié), ou sur ses émotions. S'estimer veut dire avoir compris et accepté ses défauts et ses richesses.
Mais pour cela, il faut accepter de se prendre en charge afin de devenir un adulte qui peut compter sur lui-même, qui agit. De sortir de la dépendance dans laquelle une basse estime de soi nous cloue, d'arriver à se définir soi-même pour ne plus laisser l'autre le faire, de trouver des bonnes raisons de s’apprécier.

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Commentaires

Commentaire: 
Merci pour votre article intéressant et je voudrais ajouter un complément. Avez toutes ces informations disponibles sur la connaissance de soi, ne serait-il pas plus sage de trouver soi-même cette réponse et ainsi sentir la joie en nous au lieu d'écouter les autres à ce sujet qui se croient les plus intelligents, les plus importants, afin de nourrir leur ambition de supériorité et de contrôle sur nous ? Est-ce possible que pour savoir qui nous sommes, nous devons avoir un choix libre, sinon nous suivons les ordres et les croyances imposés des autres, donc sans libre choix ? Est-ce que ce choix pour nous connaître est entre ce que nous sommes et ce que nous ne somes pas ? Le processus de la réponse à la question de qui vous êtes n'est pas en cherchant à comprendre qui vous êtes, mais bien en cherchant à comprendre qui vous n'êtes pas sans jugement ni négation. Est-ce que cela a du sens ? http://www.relationplus.org/2015-connaissance/qui-suis-je.html

Commentaire: 
Bonjour Claude Merci pour votre commentaire. Oui ce que vous dites a non seulement du sens mais seul vous-même pouvez découvrir qui vous êtes. Aussi sage et éducatif un livre ou une personne peut être, il ne répondra jamais à cette question. Par contre, procéder par élimination peut vous rendre capable de dire qui vous n'êtes pas, mais ne répondra pas à la question "Qui suis-je". Si entre des carottes et des petits pois, dire que vous n'aimez pasles petits pois ne vous permettra pas de savoir si vous aimez les carottes. (c'est imagé mais explicite!) Depuis tout petit, on nous dit ce qu'on aime ou pas, ce que l'on doit faire ou pas. On nous décrit. Je pense que une des plus grandes limitations humaines est d'avoir eu besoin, dans notre enfance, de se construire dans le regard de l'autre. Mais nos parents nous connaissaient-ils vraiment? Etaient-ils même capable de faire cela? Personnellement, il y a quelques années, je suis restée plusieurs jours sans rien faire (sans télé, téléphone, ordi, musique, echanges sociaux), j'en ai beaucoup plus appris sur moi que si j'avais lu une bibliothèque entière. Mais on peut profiter de la connaissance d'autrui par contre, il y a un très bon livre sur ce sujet "Se libérer du connu" de Krishnamurti, un peu philosophique mais très interessant. Bien à vous Anne

Commentaire: 
Merci pour votre article et j'ajouterai ceci. Se connaître soi-même ne s'apprend pas dans les livres ni dans une formation, mais bien dans l'action d'observer notre action et celle de l'autre dans la relation. La plupart des gens vivent à un niveau corporel. Nous nourrissons notre corps, nous l'habillons et nous lui donnons des choses pour bien paraître. Depuis quand n'avons-nous pas lu un excellent livre ou un bel article qui nous a fait prendre conscience de quelque chose d'intéressant ? Cependant, nous pouvons raconter facilement, tout l'horaire des émissions de télévision de la semaine. N'est-ce pas triste à un certain point ? Nous sommes tellement habitués à ce que les autres nous donnent les réponses et ainsi oublier notre pouvoir personnel de création. N'est-ce pas ce que l'on veut ? Pouvez-vous me dire ce que je dois faire ? Où puis-je m'asseoir ? Quand dois-je le faire ? Comment est-ce que je dis bonjour ? Que décidez-vous que je fasse ? Qu'en pensez-vous ? http://www.relationplus.org/2015-connaissance/se-connaitre-ce-que-nous-ne%20sommes-pas.html