5 exercices pour améliorer l'estime de soi

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Par Anne Marie

5 exercices pour améliorer l'estime de soi - estime de soi - états d'esprit

Socle des gens heureux, l'estime de soi est le moteur qui nous permet d'agir le plus efficacement possible. Elle est le squelette invisible qui nous permet de nous sentir bien et de faire face aux difficultés personnelles sans trop de fracas. Sans une bonne estime de soi, difficile de relever les défis que la vie ne cesse de nous lancer. Atteindre ses objectifs devient vite laborieux. « Plus on doute de soi, plus on a de mal à se prendre en main. », écrit le psychiatre Christophe André. Il n'y a donc rien d'étonnant que beaucoup de difficultés psychologiques soient liées à une mauvaise estime de soi.
Constituée de trois piliers, l'amour de soi, la vision de soi et la confiance en soi, l'estime de soi est le jugement, le regard que l'on porte sur soi. Elle est ce que l'on estime valoir. Jamais totalement acquise, l'estime de soi est comme un muscle qui a besoin d'être entretenu. Atrophiée, elle est un « handicap dans toutes les circonstances », comme l'écrit le psychiatre Christophe André dans son livre « L'estime de soi ». Mais comment parvenir à améliorer son estime personnelle ? Quelles actions peut-on mettre en place pour revaloriser le regard que l'on porte sur soi ?
Voici donc cinq exercices afin de rétablir ou conserver une bonne estime personnelle. Exercices à mettre en place dans sa vie quotidienne et à répéter jusqu'à ce que de nouveaux schémas mentaux se mettent en place de façon automatique.

1 – Faire une liste de ses qualités, ses capacités et ses défauts

Une mauvaise estime de soi est comme un voile devant les yeux qui nous fait nous percevoir de façon sévère et critique. Pour preuve, dans son livre « L'estime de soi », le psychiatre Christophe André relate des recherches scientifiques mesurant la recherche de critique selon son niveau d'estime personnelle. Si seulement 25% des individus à forte estime la recherche, le taux monte à 64% pour les personnes à l'estime défaillante et jusqu'à 82% pour les sujets déprimés.
Faire une liste de ses défauts et qualités permet de mettre en évidence combien l'esprit des sujets à basse estime se focalise sur ses défauts plutôt que sur ses qualités.
L'exercice consiste ensuite à demander à plusieurs personnes de son entourage de donner cinq qualités et cinq défauts qu'ils perçoivent chez soi. Le fait de nommer des qualités permet à l'individu d'entrevoir le positif chez soi. Quant aux défauts, ils permettent de vérifier que, malgré eux, notre entourage continue de nous apprécier. Cet exercice permet de se réhabiliter à ses propres yeux et de commencer à cultiver un regard bienveillant et plus objectif sur soi-même.

N°2 – Oser l'échec

Pourquoi, si les personnes à basse estime se voient déjà d'un œil critique, en ajouter une couche et risquer l'échec ? Car les personnes à mauvaise estime d'elles-mêmes ne sont pas guidées par l'envie de réussir, mais par une peur immense de l'échec. Selon elles, l'échec viendrait vérifier les croyances qu'elles cultivent sur elles-mêmes, à savoir, qu'elles ne valent pas grand-chose. Cet exercice permet de vérifier que l'échec ne tue pas. Il permet de se débarrasser de la crainte d'échouer et autorisera par la suite à mieux agir.
Bien sûr, il ne s'agit pas d'échouer à quelque chose qui nous tient à cœur, mais de se permettre d'échouer à une petite tâche, qui bien sûr aura de petites répercussions sur son entourage, par exemple rater un petit plat. Cela restera sans gravité (à part, bien sûr si c'était la seule chose prévue au menu!) et permet de vérifier que les autres ne nous en tiennent pas rigueur et que notre personne ne se réduit pas seulement à ce que nous sommes capables ou pas de faire. Il est important de garder à la conscience qu'avant de réussir, beaucoup ont d'abord échoués.

N°3 – Oser la réussite

Après avoir tenté l'échec, il est aussi important d'expérimenter les sentiments que l'on ressent lorsque l'on réussit quelque chose. Les personnes à basse estime ont tendance à minimiser ce qu'elles réussissent. Pensant que ce qu'elles arrivent à accomplir est à la portée de tous, leurs réussites sont le plus souvent passées à la moulinette de leur esprit critique avant que les bienfaits se fassent sentir. Oser réussir, c'est prendre le risque de déplaire aux autres, ou, au moins, de susciter une réaction chez eux. Attention de ne pas choisir d'objectifs trop élevés et inatteignables rapidement (ce qui est souvent le cas des personnes à basse estime, ainsi, elles peuvent continuer à cultiver ce bas niveau d'estime!).
L'important est de s'exercer à ressentir ce sentiment de maîtrise de soi et de compétence personnelle ressenti en situation de réussite. Après avoir échoué à cuisiner un plat ou une autre tâche quotidienne, réussir cette même tâche peut s'avérer un bon exercice pour commencer. Il est utile de réitérer les petites réussites et de se nourrir des sensations ressenties à chaque fois. En effet, le plaisir de la réussite (comme tous les plaisirs) s'estompe, d'où la nécessité de recommencer l'expérience.


N°4 – Être empathique et apprendre à dire non !

Porter son attention sur ce que ressent l'autre est un excellent exercice pour ressentir la frontière entre soi et l'autre. Ce que l'autre ressent n'est pas nécessairement ce que nous ressentons. Il permet aussi de poser une limite entre soi et l'autre. C'est le début de l'égoïsme sain. Écouter son ressenti, c'est tout simplement se respecter dans son intégrité. Se respecter, c'est être loyal envers soi.
Savoir dire non à l'autre, lorsque la demande ne nous convient pas, est nécessaire. Et plus on se respecte, plus le sentiment d'amour de soi se développe. Avant de savoir être l'ami de l'autre, il est important d'apprendre dans un premier temps à être son propre ami. Comme l'a dit Oscar Wilde, « S'aimer soi-même est le début d'une histoire d'amour qui durera toute une vie. »

N°5 – Abandonner le perfectionnisme

Le plus souvent, les personnes attachées au désir ou au besoin de perfection sont dotées d'une très basse estime d'elles-mêmes. Pourquoi ? Comme les désirs de réussites envisagées, l'objectif est si inatteignable, que cela leur permet à coup sûr de continuer à cultiver une mauvaise image de soi et de cultiver le rejet de soi. Seule la perfection est bonne. Rien en dessous n'en vaut la peine. Et surtout pas soi!. Le désir de perfection est par nature tyrannique. Dans ce monde, il n'y a pas de place pour les « Je souhaite », seulement pour les « Je dois ».
Accepter ses défauts, ses imperfections, c'est faire preuve, non seulement de réalisme, mais d'amour et de respect de soi. La perfection demeure toujours un horizon vers lequel on tend, mais qui demeurera à jamais inatteignable. Alors, laissons la perfection sur ses hauteurs et concentrons-nous sur notre vie ici-bas, où tout le monde, sans exception, vit et où la vie se passe. Et cultivons les « je souhaite » avec des objectifs atteignables !

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