La biologie de l'amour

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Par Anne Marie

la biologie de l'amour - tomber amoureuse - la femme et l'amour

Hommes, femmes, enfants, humains des quatre coins du monde, lorsque nous connaissons la joie de tomber amoureux, les états que nous expérimentons sont les mêmes pour tous.
Des neurologues et biologistes sont donc partis de l'hypothèse que si nous ressentions les mêmes états et connaissions les mêmes réactions physiologiques, cela supposait peut-être que l'état amoureux se basait sur un fonctionnement propre à la biologie humaine. Contrairement aux histoires d'amour, qui elles, diffèrent selon les individus.
Ils se sont alors penchés sur nos cerveaux pour voir ce qui se passait dans un cerveau amoureux.

Un état similaire malgré nos différences

Le célèbre psychanalyste Carl Jung disait : «La rencontre de deux personnalités est comme le contact de deux substances. S'il y a réaction, les deux sont transformées.» Et c'est ce qui se passe lorsque l'on tombe amoureuse. C'est comme s'il y avait un avant et un après. Nous ne sommes plus les mêmes.
Et malgré l'effet magique et unique de la rencontre, les symptômes de l'état amoureux sont toujours identiques. Même si l'histoire d'amour diffère ensuite. Cœur qui bat la chamade, manque si l'autre est absent, désir de l'autre, plaisir d'être avec l'autre, allant jusqu'à créer un état de dépendance (on n'est heureux qu'avec l'autre, on a besoin de sa présence pour se sentir bien ou au moins la certitude que l'on va le retrouver), pensées obsédantes, expérimentation d'états angoissants, etc.
Tous ces états, ces ressentis trouvent aujourd'hui leur raison d'être dans notre fonctionnement biologique.
Peut-être nous est-il nécessaire de « tomber » dans ces états, les vivre, les dépasser pour ensuite connaître une vraie relation à deux.
Ce qui donne tout son sens à l'expression « tomber amoureuse », ou mieux, le terme québécois « tomber en amour ». On tombe dans un premier temps dans cet élixir délicieux qu'est l'amour, et c'est dans l'attachement que nous nous relevons .
Il explique aussi pour certains et certaines, pourquoi nous pouvons tomber amoureux l'un de l'autre sans pour autant connaître le bonheur ensuite dans notre couple. Tout simplement car la capacité d'être heureux avec un autre, qui était absente avant ces états, ne peut être présente ensuite . Car la suite se résume à notre capacité à vivre un attachement intime.
La relation amoureuse n'est que le révélateur de notre monde intérieur. Et la capacité à être avec l'autre relève de l'histoire humaine et non plus de sa biologie. A l'exemple des personnalités narcissiques, qui bien que ces personnes puissent tomber amoureuses, leur incapacité à avoir accès au ressenti d'un autre, une altérité, les empêchent d'expérimenter une réciprocité sentimentale, tout au plus un besoin maladif de l'autre.

Une réaction en chaîne

Dans son livre « l'amour de A à Y », la neurologue Lucy Vincent nous détaille tout le cheminement de l'état amoureux. Bien sûr tomber amoureuse demande une certaine rencontre, mais une fois cette rencontre faîte, notre cerveau se met en branle et une réaction en chaîne à lieu.
Tomber amoureuse a ses raisons biologiques : la survie de l'espèce. Ainsi tout comportement nécessaire à cette fin est lié dans notre fonctionnement biologique à un système de récompense, le plaisir.
Ce circuit de récompense est assuré par deux neurotransmetteurs : les endorphines, qui assurent le plaisir, et la dopamine, qui entretient la motivation, le désir, le besoin, mais aussi provoquant la dépendance, l'envie de recommencer.
Les rapprochements, les baisers, les échanges, les rapports sexuels, vont alors activer les circuits de libération de l'ocytocine, procurant bien-être et confiance dans l'avenir...

Ces états d'extase vont ensuite mettre en veille la partie du cerveau responsable du jugement et des émotions négatives. Une augmentation de la noradrénaline va favoriser la mémoire pour de nouveaux stimuli. Une baisse de la sérotonine va entraîner, elle, pensées et comportements obsessionnels.
Bref, tout est prévu par notre machine interne afin que nous puissions envisager la vie de couple. Car tous ces états sont prévus à cet effet : modifier notre cerveau pour créer le désir irrésistible de passer d'une vie en solo à une vie à deux.

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