30 critères pour déceler un manipulateur pervers

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Par Anne Marie

30 critères pour déceler un manipulateur pervers - problèmes de couple - la relation - la femme et l'amour

Isabelle Nazarre - Aga, thérapeute comportementaliste et spécialiste des victimes de pervers narcissiques, a dressé, dans son livre « les manipulateurs sont parmi nous », une liste des caractéristiques correspondant aux comportements de manipulateurs pervers. Selon elle, si cette liste se monte à trente critères, seuls 14 sont nécessaires pour définir un individu comme une personnalité manipulatrice pervers.
Pourquoi une liste ? Car, le plus souvent, la plupart des personnes ne pense pas que ce type de manipulation puisse exister dans leur vie. Ne la pratiquant pas elles-mêmes, elles sont totalement ignorantes en la matière, et par conséquent, elles ne peuvent penser en être victimes. Mais aussi, car ces comportements s’immiscent peu à peu dans le huis clos familial et finissent par teinter toute la relation d'une grande toxicité, en plus de détruire profondément leurs victimes.

N.B. L'emploi du pronom « il » correspond à la désignation du manipulateur pervers. Ces personnalités peuvent autant être de sexe masculin que féminin.

1.Il culpabilise les autres au nom du lien familial, de l’amitié, de l’amour, de la conscience professionnelle.

2.Il reporte sa responsabilité sur les autres, ou se démet des siennes.

3.Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et opinions.

4.Il répond très souvent de façon floue.

5.Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations.

6.Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes.

7.Il fait croire aux autres qu’ils doivent être parfaits, qu’ils ne doivent jamais changer d’avis, qu’ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et questions.

8.Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l’air, dévalorise et juge.

9.Il fait faire ses messages par autrui.

10.Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner.

11.Il sait se placer en victime pour qu’on le plaigne.

12.Il ignore les demandes même s’il dit s’en occuper.

13.Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins.

14.Il menace de façon déguisée, ou pratique un chantage ouvert.

15.Il change carrément de sujet au cours d’une conversation.

16.Il évite ou s’échappe de l’entretien, de la réunion.

17.Il mise sur l’ignorance des autres et fait croire en sa supériorité.

18.Il ment.

19.Il prêche le faux pour savoir le vrai.

20.Il est égocentrique.

21.Il peut être jaloux.

22.Il ne supporte pas la critique et nie les évidences.

23.Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres.

24.Il utilise souvent le dernier moment pour ordonner ou faire agir autrui.

25.Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes répondent au schéma opposé.

26.Il flatte pour vous plaire, fait des cadeaux, se met soudain aux petits soins pour vous.

27.Il produit un sentiment de malaise ou de non-liberté.

28.Il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d’autrui.

29.Il nous fait faire des choses que nous n’aurions probablement pas fait de notre propre gré.

30.Il fait constamment l’objet des conversations, même lorsqu’il n’est pas là.

Que faire en face de ce type de personnage ? Si prendre conscience des comportements qui se jouent est la base de toute avancée vers un état de bien-être, la seule possibilité qu'a la victime de ce type de personnalité est de partir ! « Sauver sa peau » doit devenir le leitmotiv de ces victimes plutôt que de tenter, ou d’espérer, sauver l'autre. Ces individus souffrent de profonds dysfonctionnements psychologiques pour lesquels on ne peut rien faire. Si ce n'est eux-mêmes, au prix d'une longue thérapie qui les occupera pour au moins une décade. En sachant que la majorité d'entre eux ne font et ne feront jamais cette démarche !

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Commentaires

Commentaire: 
Depuis les années 1970, nous savons par Christopher lasch que les US sont envahis par la " culture narcissique" et qu'elle s'est mondialisée depuis. Qu'allons nous faire parmi les milliards de narcissiques développés par la mondialisation médiatique ? Si nous dénonçons chacun quelques centaines de milliers de pervers narcissiques à la police et rien qu'à Paris, il faudra alors construire des Asiles de gens normaux pour fuir les Villes-monde ou du moins nous protéger des masses psychotiques. Si yves Klein et Artaud ont eu raison, et si les Noyaux Psychotiques de Racamier abondent, comment pouvons nous protéger les psychiatres eux-mêmes ? Ils sont en grand danger... je n'ai aucune " ironie", j'ai de la compassion.....

Commentaire: 
Dans un documentaire "je suis un psychopathe" diffusé par Arte, un psychiatre Suisse expliquait d'ailleurs que pour un même test servant à diagnostiquer une psychopathie, l'echelle de mesure du narcissisme pour les américains était beaucoup plus "tolérante" que pour les européens. Il y a donc une "normalité" culturelle au narcissisme aux US. Par contre, il me semble important de distinguer le narcissisme de la perversion mentale, car si tous les narcissiques sont par nature pervers, il existe aussi beaucoup de pervers mentaux qui ne sont pas pour autant narcissiques.(malheureusement le terme de pervers narcissique, qui est donc un pléonasme, est devenu un fourre-tout) La perversion mentale est un trouble mental d'une extrême toxicité et il est important de la dénoncer pour ce qu'elle est. Un psychaitre français, expert auprès des tribunaux, m'expliquait d'ailleurs l'importance de redéfinir la perversion mentale, car si elle pouvait être diagnostiquée, comme d'autres troubles mentaux, chez les délinquants sexuels par exemple, elle permettrait de mettre en avant la quasi certitude d'une récidive dans ces cas là et empêcherait la relaxe de certains.

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Explication basée sur le déterminisme génétique pour détecter un manipulateur ou une manipulatrice: Les PN et les psychopathes appartiennent à la même famille d'affliction psychologique: Celle de l'empathie atrophiée, voire inexistante. ... Or l'empathie naturelle est régulée par une hormone: L'Ocytocine (la fameuse "molécule du bonheur"). L’Ocytocine est une hormone qui joue un rôle essentiel dans la sociabilité, l’empathie, les comportements parentaux, la confiance et d'autres déterminants comportementaux qui contribuent à construire une société stable. Lorsque qu’une déficience sur cette hormone ou ses récepteurs est détectée, elle peut aussi être associée à des problèmes sur les comportements prosociaux (sociopathes, psychopathes, narcissiques et/ou manipulateurs). Les PN ont donc un problème lié aux récepteurs (OXTR) de l'Ocytocine. Ces récepteurs sont moins nombreux ou fonctionnent moins bien chez un PN que chez une personne normale. Le fait d'être PN est donc clairement structurel, même si l'environnement et l'historique social, affectif et psychologique ont aussi leur importance. Ceci permet de mettre fin au galvaudage du terme « Pervers Narcissique », devenu à la mode, et qui est trop souvent utilisé à mauvais escient en guise d’insulte suite à un conflit ou en justice sans base rationnelle. Si c'est structurel, il y a un moyen de le détecter: L'analyse génétique sur le marqueur Rs53576. http://www.snpedia.com/index.php/Rs53576 Cela peut se faire via un site comme https://www.23andme.com/en-eu/ suivi d'une analyse des données brutes sur https://www.promethease.com. Le gène de l’empathie n’a théoriquement rien à voir avec le sexe (situé sur le chromosome 3: ADN autosomal non sexuel), mais dans la pratique, si l’on constate au moins deux fois plus de PN masculins que féminins, c’est probablement dû au fait qu’un seul allèle A impacte déjà les hommes alors que ce sont plutôt les femmes homozygotes (A ;A) qui ont un comportement potentiellement à risque. L'Ocytocine intervient aussi sur la qualité de l’orgasme tant masculin que féminin ainsi que sur l'attachement parental. L’allèle A sur ce gène est, vous l'aurez compris, un désavantage. Petite remarque complémentaire pour éviter les malentendus: La génétique est un sujet sensible et donc susceptible de provoquer des cris d’orfraies de la part de bon nombre de commentateurs. Il faut bien entendu éviter tout réductionnisme en prétendant que le déterminisme génétique est absolu… ou à l’inverse, qu’il peut être balayé d’un revers de main. Les recherches expérimentales sur le sujet ont quasiment toutes des résultats probabilistes et le niveau de déterminisme génétique varie selon chaque marqueur. Les facteurs externes, les environnements familiaux et sociaux et l’épigénétique ont bien entendu aussi toute leur importance. Certaines recherches sont d'ailleurs effectuée en épigénétique sur l'influence des microbiotes (vos milliards de bébêtes dans vos intestins). ... Mais si ça peut aider à peaufiner le diagnostic, ça ne peut pas servir à éluder la génétique. Il est certain que vous pouvez avoir les caractéristiques génétique d'un PN et ne jamais en développer les pratiques toxiques. Ca peut être le cas, par exemple, si vous avez eu un bon environnement affectif, un environnement familial équilibré et une très bonne éducation ou un très bon environnement social valorisant les comportements empathiques.