Une définition de l'amour

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Par Anne Marie

Une définition de l'amour - Amour - la femme et l'amour

« L'amour est un mouvement affectif spontané vers un objet, une personne, une idée qui procure une satisfaction. » Telle est la définition généraliste de l'amour donnée par le psychologue québécois Garneau.
Cependant, de par le bien-être qu'il suscite, on finit par ne plus différencier cette émotion de l'attachement qui lie les individus entre eux, où l'amour n'est pas nécessairement au rendez-vous.

L'amour, un état de satisfaction interne

Car c'est ainsi que l'on pourrait définir l'émotion ressentie grâce à l'amour : un état de satisfaction interne. Alors que faut-il pour qu'émerge cet état de satisfaction interne ? Un besoin satisfait.
Ainsi l'amour pour une idée, une passion, une personne surgit car cette personne, objet, lieu, passion correspond à un besoin chez l'individu. Pour Jean Garneau « l'amour est ressenti quand la nourriture affective est comblante ».
Pourquoi ? Car aux besoins de l'individu correspond un système de récompense dans ses chaînes neuronales qui procure cet état tant recherché : le plaisir, un état de félicité. Lorsqu'un besoin est satisfait (caresses, tendresse, réussite d'un chalenge, plaisir charnel, être aimée ….), tout un processus neurobiologique se met en place. Neuromédiateurs et hormones entrent en action. Et un bien-être est automatiquement ressenti par l'individu.
L'amour n'est donc que biologique ? Au grand dam des romantiques et des adhérents à un amour universel, non seulement biologique mais profondément égoïste, selon Garneau. Car l'amour n'est que la récompense à la recherche de satisfactions personnelles.
Même si cette satisfaction personnelle suppose la présence d'un autre, une action ou encore l'adhésion à un idéal. Mais si l'amour est égoïste, que lient les individus entre eux ? Que partagent-ils ? Tout simplement l'attachement.

Amour et attachement

Comme le dit Cyrulnik à propos de la relation amoureuse, l'amour se meurt avec le temps. Alors il reste l'attachement, qui lui se tisse au fil du temps. Il peut ainsi y avoir attachement sans être en état d'amour, comme un état d'amour peut être ressenti sans qu'il débouche sur un attachement.
En sont pour preuve les étreintes emplies de tendresse des amants d'une nuit. Le plaisir des attentions échangées fait surgir un état d'amour, même si ce moment ne durera que quelques heures. Donc quand l'amour, cet état si humainement biologique (bien que partagé par beaucoup d'espèces animales), finit par se tarir, c'est à l'attachement que les tourtereaux devront faire face. Et sur ce point, comme tout rapport à l'autre, il dépendra des schémas affectifs que chacun possède déjà en lui et des rapports à l'autre, au monde que chacun est capable de mettre en place.

S'il est vrai qu'un « je t'aime » paraît plus romantique qu'un fade « je te suis attaché(e) », le bon côté est que nous avons un réel accès à ce que nous mettons dans nos attachements aux autres, à notre rapport au monde : respect, générosité, empathie, tendresse, etc. Même si les raisons de certains de nos attachements, de nos comportements demeurent encore, pour beaucoup d'entre nous, dans les abysses de l'inconscient....
Alors, peut-être est-il nécessaire de distinguer l' « Ameur », cet état biologique et inconscient, l'attachement qui lui concerne notre façon d'être dans nos liens affectifs et intimes, et l'amour compassion, ce comportement empreint de véritable estime, de respect de son individualité, de bienveillance et d'empathie qui teintent les rapports humains de couleurs satisfaisantes.

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