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Par Anne Marie

la face cachée des sites de rencontre - célibat - états d'esprit

Si le recours aux sites de rencontres se développe de plus en plus parmi toutes les couches de la société (4 Français sur 10 admettent s'être inscrits sur un service de rencontre en ligne au moins une fois au cours de leur vie en 2015, contre 2 sur 10 en 2010), la récente enquête de l'institut IFOP confirme aussi « l'idée, assez répandue, selon laquelle ces nouveaux territoires de rencontre sont plus propices au recrutement de partenaires occasionnels qu'à la formation de la relation de couple. »
Cet observatoire de la rencontre en ligne permet enfin de faire un petit état des lieux de la pratique des sites de rencontres presque vingt ans après leur apparition sur la toile.

Une réalité qui n'est pas toujours à l'image de l'annonce !

Si la majorité des sites annonce une parité hommes – femmes parmi les inscrits, la réalité serait tout autre, avec en moyenne deux hommes inscrits pour une femme. De plus, bien qu'ils s'affichent comme « site de célibataires » et annoncent des profils vérifiés, l'étude révèle que 3 inscrits sur 10 ne sont, en fait, pas célibataires. Attrait pour les aventures extraconjugales, besoin de vérifier son potentiel de séduction, incapacité à être seul(e) et recherche d'un(e) remplaçant(e) du conjoint(e) toujours présent(e), inscription maintenue au cas où un(e) meilleur(e) candidat(e) se présenterait, si les raisons d'une inscription mensongère en tant que célibataire sont multiples, leur nombre a doublé ces trois dernières années selon l'institut de sondage.
Malgré des publicités affichant des profils de niveau socio-économique supérieur, l'étude révèle qu'aujourd'hui, il existe, dans ce domaine, une véritable parité. Avec la démocratisation de l'accès à Internet, toutes les couches sociales sont aujourd'hui non seulement présentes sur tous ces sites, mais en nombre égal. Cependant, cet observatoire de la rencontre en ligne met à jour quelques différences selon le niveau socio-économique.
- 85% des hommes appartenant à une catégorie sociale supérieure obtiennent un rendez-vous contre 58% pour les ouvriers. Cette tendance est totalement inversée pour les femmes. Ce sont les catégories sociales populaires qui décrochent le plus de rendez-vous avec 72% contre 58% pour les travailleuses indépendantes. Peur de perdre son statut de pourvoyeur pour les hommes ? Vénalité pour les femmes ? Toujours est-il que l'étude montre aussi que ce sont surtout les femmes, issues de milieux privilégiés, qui ont tendance à accepter les invitations au restaurant, sachant pertinemment depuis le début qu'elles ne donneront pas de suite au rendez-vous.
- L'étude montre aussi, du fait de la disparité entre le nombre de femmes et d'hommes inscrits, qu'un tiers des utilisateurs ne parvient pas à décrocher un vrai rendez-vous.

Mais les publicités mensongères ne concernent pas seulement les sites de rencontres eux-mêmes.
- 75% des utilisateurs reconnaissent avoir rencontré une personne qui ne correspondait pas au profil affiché sur la plate-forme. Cette tendance au mensonge croîtrait d'ailleurs avec l'âge et le niveau social, selon l'étude.
- 64% des personnes se disent déçues par la personne rencontrée au point que certains choisissent d'écourter le rendez-vous, comportement surtout pratiqué par les tranches d'âge supérieures et les milieux plus aisés. 61% des inscrits, qui se sont trouvés déçus par la rencontre, choisissent tout de même, par politesse, de mener le rendez-vous à son terme.
- 60% des hommes reconnaissent s'être déjà fait poser un lapin, contre 28% des femmes. (pour les femmes, le pourcentage de rendez-vous « manqués » augmenterait avec l'âge... et le poids !)

Les sites de rencontres favoriseraient la culture des aventures sans lendemain

Si les sites de rencontres ont toujours véhiculé une image de supermarché de la rencontre, 38% des utilisateurs interrogés admettent ne rechercher qu'une aventure sans lendemain. Ce pourcentage est, bien sûr, à répartir entre les hommes et les femmes. Si 11% des femmes inscrites admettent ne rechercher que ce type de relation, il atteint les 50% pour les hommes. Et c'est cette pratique qui a connu la plus forte évolution dans la pratique des sites de rencontres ces dernières années, puisque ce pourcentage a quasiment doublé en trois ans, passant de 22% à 38%. Les sites de rencontres favoriseraient donc la culture du « hookup » (coup d'un soir).
Parmi eux, 52% des personnes interrogées admettent se donner directement rendez-vous à leur domicile, faisant fi des mesures de sécurité prodiguées par tous les sites de rencontres. L'étude met en évidence le phénomène, inhérent à l'augmentation de ce type de relation, d'une réduction du temps entre le premier rendez-vous et le premier rapport sexuel, banalisant ce type de relation.
Si 38% des inscrits ne recherchent que des aventures sexuelles sans lendemain, 57% des utilisateurs reconnaissent toutefois avoir vécu, par le biais des sites de rencontres, ce type de relation éphémère. 55% des utilisateurs admettent avoir eu des relations sexuelles dès le premier soir. Pour ces « coups d'un soir », 45% des femmes se disent déçues par le partenaire contre seulement 25% des hommes.
Malgré l'augmentation de ce type de rencontre éphémère, qui se réduit à « se masturber avec le corps de l'autre », comme l'écrit François Kraus, directeur d'études IFOP, le désir d'une relation durable reste tout de même la motivation principale pour 62% des utilisateurs.
Pour 24% des personnes (parvenant à décrocher des rendez-vous), la fréquentation de sites de rencontres débouchera tout de même sur une relation s'officialisant par un PACS ou un mariage. 49% des personnes interrogées admettent s'être engagées dans une relation amoureuse plus ou moins longue à la suite d'une rencontre faite par ce biais. Cependant, un décalage subsiste entre le pourcentage de femmes (68%) proclamant avoir vécu une relation amoureuse, et le pourcentage des hommes (36%). À croire que la perception de la relation n'a pas été la même pour tous !

Source : Sondage IFOP/CAM4 de juin 2015

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Commentaires

Commentaire: 
J ajouterai que l'utilisation de ce genre de site développe une dépendance puisque cela fait grandir le besoin d existence (théorie selon Maslow) surtout chez les femmes. Bref....célibataire homme...si vous êtes honnêtes...bon courage !