Pourquoi c'est difficile ?

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Par Anne Marie

être seule, pourquoi c'est difficile - célibat - la femme et l'amour

La solitude. Voilà certainement la plus grande souffrance dans le fait d'être seule. Mais derrière ce mal se cachent d'autres maux. L'attente. L'attente d'un autre qui nous permettra de ne plus être seule. L'attente du mouvement, de l'action.
Et surtout un face à face avec soi-même sans fin, ce « mal de l'infini » dont nous parle le sociologue Kaufmann dans son livre « la femme seule et le prince charmant ».

Être seule ou le « mal de l'infini »

Car être seule nous place devant un temps d'introspection infini, et avec lui, le nombre de questionnements devient lui aussi sans fin.
Tout est sujet à la remise en question. « Pourquoi suis-je seule ? », « Pourquoi moi ? », « Qu'ai-je fait pour cela ? », etc. Et c'est ce questionnement sans fin que Kaufmann appelle le « mal de l'infini ».
Personne n'est là pour nous arrêter dans nos tergiversations mentales, personne pour nous répondre ou nous renvoyer une autre image de nous-mêmes que celle que nous cultivons. Un mal infini. Car c'est cet infini vertigineux que la personne seule affronte . L'autre, le couple nous cadrent, nous ferment la porte des autres possibles. Alors peut-être qu'être seule devient l'occasion de tenter d'autres chemins !

Être seule : la solitude et l'attente

Avec presque 35% de personnes seules en France, il n'y a rien d'étonnant que la solitude soit un des maux les plus importants de notre pays. Mais la solitude frappe différemment. Environnement amical, pratique d'activité, vie professionnelle, tous ses éléments vont faire qu'être seule est plus ou moins bien vécu.
Mais surtout cela dépendra de notre capacité à savoir être seule ou plutôt avec soi-même.
Une des principales sources de la souffrance de la solitude est sans aucun doute l'attente. L'attente qu'un autre va surgir pour nous tirer de notre torpeur.
Enfant, on nous dictait ce que nous devions faire. Chaque pas de notre enfance fut guidé par les adultes, les institutions scolaires. Être seule nous place face à notre incapacité à gérer et à occuper cette liberté d'agir. Alors peut-être que vivre seule est l'occasion d'apprendre à devenir enfin les maîtresses de nos vies ?

Être seule et la nécessité du « blindage »

Malgré un nombre toujours plus croissant d'adhérents, être seule est toujours perçu d'un œil accusateur par la société. Qu'a-t-on fait pour en être là ? Qu'est-ce qui cloche chez nous ?

Bien que beaucoup de couples que nous voyons ne donneraient pas envie à la plus désespérée des célibataires, la vie n'est belle qu'à deux.... selon l'oeil normatif social. D'où la première nécessité de la carapace ! Même si, en réalité, la situation d'être seule n'est pas plus désespérée que celle de beaucoup de femmes en couple ! On demande souvent plus de compte à rendre à la célibataire !
Ensuite, la carapace est nécessaire à la célibataire car malgré le défi d'être seule, la personne seule se doit de conserver une façade heureuse, ou en tout cas non dépressive, afin de continuer à rencontrer du monde... dans le but, peut-être inavoué, de la super rencontre amoureuse.
Car nous savons que la tristesse, le mal de vivre sont plutôt des anti contacts !

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