Méditer aurait des effets positifs durables sur les processus mentaux....

Retrouvez-nous sur

Twitter icon
Facebook icon
Google+ icon
RSS icon

Par Anne Marie

Méditer aurait des effets positifs durables sur les processus mentaux.... - Bien-être - etats d'esprit

...Même lorsque l'on n'est pas en train de méditer ! C'est en tout cas ce que vient de démontrer une équipe américaine de scientifiques. Cette étude, menée conjointement par la Harvard Medical School, le Massachusetts General Hospital et l'Université de Boston, a pu montrer, grâce à l'imagerie cérébrale, que la pratique de la méditation a des effets mesurables et durables sur le fonctionnement cérébral, notamment dans les processus émotionnels. Si les effets sont positifs, l'étude a pourtant obtenu des résultats différents selon le type de méditation pratiquée. Si l'hypothèse des bienfaits de la méditation sur les processus mentaux a depuis longtemps été posée et vérifiée, c'est la première fois qu'une équipe a pu démontrer que ces effets perdurent en dehors de tout état méditatif.

Un stage de méditation de 8 semaines pour mesurer les effets

Deux stages de méditation de huit semaines ont ainsi été organisés. L'un portant sur la compassion, c'est-à-dire sur le développement du sentiment de compassion envers soi et les autres. L'autre stage porté sur une pratique de méditation dite de pleine conscience, où l'accent est mis sur la respiration, la prise de conscience de ses pensées et de ses émotions.
Trois semaines avant le stage, chaque participant a passé une IRM, durant laquelle des photos lui étaient présentées. Ces photos avaient soit une connotation émotionnelle négative, soit neutre, soit positive. Les symptômes de dépression et d'anxiété ont été aussi mesurés à cette occasion.

Des résultats différents selon la méditation pratiquée

Trois semaines après le stage, les participants ont subi un nouvel examen d'imagerie cérébrale en dehors de toute pratique méditative. Examen, où bien sûr les photos leur étaient de nouveau présentées. Pour tous les participants, l'équipe de scientifiques a pu observer une baisse de l'activité de l'amygdale (connue pour son importance dans les processus émotionnels et les réponses comportementales face aux stimuli extérieurs) par rapport à leur premier examen.
Pour les participants à la méditation de pleine conscience, cette baisse d'activation de l'amygdale est systématique, que la charge émotionnelle de la photo soit positive, négative ou neutre. La pratique de cette méditation améliore donc la stabilité émotionnelle et permet une meilleure réponse au stress.
Pour les adhérents de la méditation axée sur la compassion, si les résultats sont identiques pour les images comportant une charge émotionnelle positive ou neutre, une augmentation de l'activation de l'amygdale a pu être constatée face à une photo comportant une charge émotionnelle négative.
Les chercheurs expliquent ces différences de résultats par le type de méditation pratiquée. « Nous pensons que ces deux formes de méditation cultivent différents états d'esprit. », explique Gaëlle Desbordes, membre de l'équipe de recherche. Selon ces derniers, la compassion ayant pour objet de développer des sentiments de compassion, il est compréhensible que, devant des situations où d'autres souffrent, cela augmente la réponse de leur amygdale.
Mais cette augmentation de l'activation de l'amygdale, précisent-ils, a pour corollaire la baisse du baromètre de dépression et d'anxiété, ce qui suggère que d'éprouver de la compassion pour les autres peut aussi être bénéfique pour soi !

Source : The Harvard Gazette

Vous aimez cet article ? Dites-le à vos amies

Ajouter un commentaire