Comment prendre la bonne décision ?

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Par Anne Marie

Comment prendre la bonne décision? - bien-être- Etats d'esprit

Choisir un emploi bien rémunéré ou un travail plus gratifiant ? Déménager pour un meilleur climat ou rester à proximité de ses proches ? S'engager dans une relation ou continuer à profiter de son célibat ? Tous, sans exception, à un moment ou à un autre de notre vie, nous sommes amenés à être confrontés à d'épineux dilemmes et à prendre des décisions qui auront un impact certain sur notre vie future. S'il s'avère presque impossible de savoir à l'avance si la décision que nous allons prendre sera la bonne, nous serions dotés, selon Daniel Gilbert, professeur de psychologie à l'université de Harvard, de tous les outils qui nous permettraient de prendre la bonne décision. Il suffirait pour cela d'éviter certains écueils de notre esprit, d'écouter son ressenti et de se concentrer sur l'option choisie !

Un choix impossible à faire !

Selon Daniel Gilbert, la prise de décision s'appuierait sur une simple équation. À savoir : quelles sont les chances qu'une action particulière nous permette d'obtenir ce que nous voulons et combien apprécierions-nous d'obtenir ce que nous voulons.
Si de ce point de vue, les choses peuvent paraître faciles, c'est sans compter sur l'esprit humain qui a tendance à nous jouer quelques tours. Car, si le calcul mathématique de probabilités est chose aisée, il n'en va pas de même lorsqu'il s'agit de calculer la probabilité de réussite d'un projet. D'après le professeur de psychologie, « quand quelque chose est facile à imaginer, nous sommes plus susceptibles de penser qu'elle va se produire. » Ainsi en va-t-il des gagnants de jeux de hasard ou des réussites professionnelles fulgurantes, selon lui. Comme les seuls exemples, dont nous entendons parler, sont les gagnants et non le nombre de perdants qui ont participé au même jeu, nous aurions tendance à croire que les situations gagnantes sont plus fréquentes qu'elles ne le sont en réalité, tout simplement, car ces informations sont plus disponibles dans nos mémoires. Nous sommes donc plus influencés par les exemples présents dans nos mémoires que par la réalité. L'influence de ces informations partielles ne serait pas le seul piège que notre esprit nous tendrait. L'esprit humain serait doté d'un optimiste irrationnel. Selon Gilbert, la majorité des gens pensent qu'ils vont vivre jusqu'à cent ans. Il faudrait donc prendre en compte ces deux biais mentaux pour parvenir à envisager nos véritables chances de succès. Mais l'entreprise reste incertaine du fait de la présence de nombreux autres biais (personnalité, mode, soutien...).
Quant à la deuxième partie de l'équation, c'est-à-dire combien apprécierons-nous les choses que nous nous efforçons d'obtenir, la chose ne s'avère pas plus aisée à faire. Selon l'universitaire, il serait en effet impossible de savoir à l'avance la satisfaction que nous tirerons de la réalisation d'un projet. Quant à choisir entre deux situations, la démarche n'est pas plus envisageable. Tout simplement car notre jugement reposerait essentiellement sur la comparaison. Or, il est tout simplement impossible de comparer deux situations complètement différentes. Nous ne pouvons comparer que deux choses similaires. Si calculer ses chances de succès s'avère difficile, s'il est impossible de savoir à l'avance ce que nous ressentirons et s'il est impossible de juger de deux situations diamétralement opposées, comment faire pour prendre la bonne décision ?

Écouter ses émotions et s'en tenir à son choix !

Écouter son ressenti serait la meilleure façon de parvenir à faire le bon choix. Selon Baha Shiv, professeur de neurosciences à l'université de Stanford et expert en prise de décision, « les émotions sont des raccourcis mentaux qui nous aident à résoudre les compromis difficiles et à nous engager dans une décision ». Les émotions détiennent non seulement la solution mais permettent aussi de mettre à jour nos préjugés. Peur de l'inconnu, résistance au changement, peur de l'échec, de la réussite, peur de la solitude, peur de ne pas prendre la bonne décision. Les identifier est important pour comprendre ce qui nous empêche de faire le bon choix pour soi. S'en oublier qu'elles obstruent le plus souvent notre volonté réelle !
De plus, s'il est sage de réfléchir à ses options, l'analyse rationnelle, selon Baha Shiv, n'entraîne pas de choix. La profusion d'informations peut même diluer fortement l'attention et tenir à distance la prise de décision. Toujours selon l'universitaire, spécialiste de la prise de décision, « les décisions couronnées de succès sont celles pour lesquelles le décideur se tient à son choix ». Se concentrer sur un choix réduirait ainsi l'effort et permettrait une meilleure réussite. Peu importe l'option choisie, les efforts à fournir pour réussir son projet seront, de toutes les façons, plus importants que les efforts à faire pour prendre une décision.

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